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QUELQUES REFLEXIONS DE DANIEL ABEL

Extraits d’un texte écrit, en octobre 2006, par Daniel ABEL (poète et plasticien) sur le travail de Corinne.

Il  s'agit d'un hymne à  la joie corporelle, dans sa nudité innocente, sa jeunesse ou sa maturité radieuse,un hymne au corps heureux - féminin essentiellement - avec ses volumes lisses, ses courbes subtiles, une invite à caresser du regard, de la main, à glisser sur cette peau de bronze, de terre cuite délicatement colorée, ces plages de lumière vibrante, cec creux de pénombres.

Glyphes du corps féminin, ode au charnel, à la femme éternelle du Cantique des Cantiques, de tout temps la Désirée, femme lovée, repliée, étirée, offerte, saisie dans sa temporalité, dans des attitudes recherchées ou familières, dans sa matière sensuelle irriguée d’une flamme secrète, d’autant plus précieuse qu’on ne peut qu’être frappé par la virtuosité  de la gestuelle de Corinne.
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Un voyage en Espagne incite Corinne à inclure des éléments extérieurs au modelage – le modelage « authentiquement créateur » que privilégie Corinne, qui permet, à mains nues, de rendre directement le frémissement de la vie – ces éléments : verre, plumes, fleurs séchées, écorce, chamotte, ruban, gaze… sans jamais nuire au dynamisme intérieur de l’œuvre. Le Japon et le Sri Lanka la poussent à utiliser le papier « omniprésent dans les maisons et les ryokan », avec ce caractère typiquement oriental d’esthétisme et c’est la série des Haïku, torses marqués de signes, un aspect de carapaces, de chrysalides… Le torse à saisir, lever… Apparaît une autre chair, soudain dévoilée, un imaginaire de pulpe, de matière ?.
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Corinne  ne torture jamais la nature au contraire cette nature elle la veut généreuse, fertile, donnant existence à de multiples possibles. Atmosphère d’épanouissement, de floraison de formes, de légende charnelle, de bonheur. Cette femme, debout, un papillon sur sa main à hauteur de visage, à peine penchée en avant, elle va souffler, le papillon ira se poser quelque part, vibration, haleine, et ce sera la prairie d’enfance.

 En toute matière exprimer un irrésistible appétit d’existence, de santé et rendre chaque attitude mystérieusement parlante, ECLAIREE.

                                                                                                DANIEL ABEL -   

         

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Corinne  Joachim,  mis à jour février 2008.  nvu